close× Call Us Iraclis Spyrou : +32 476 51 16 01Pierre Ghysens : +32 475 46 91 96

Dégusté pour vous : Hermitage 2015

+ Où en sont vos vins ?

Que boire, que boire ?

A un moment ou à un autre, tout le monde se retrouve devant ses bouteilles en se grattant la tête. Que vais-je donc ouvrir ce soir pour faire plaisir à mes invités ? Ce vin n'est-il pas trop jeune? Est-il dans une période de fermeture ? Faut-il le carafer ? Cette rubrique est pour vous. Nous vous faisons partager nos impressions de dégustation, au cas où ce vin serait dans votre cave....




SOUS LA LOUPE            Y a d'la race, bonjour bonjour les Hermitage, y a d'la race.... (novembre 2017) 

Hermitage blanc 2016 Bernard Faurie : pour un hermitage blanc jeune, on se fait plaisir : toutes les subtilités florales et un végétales de la marsanne sont présentes dans une chair plantureuse et racée qui rappellent que nous sommes ici sur un terroir d'exception. L'expression de l'appellation dans toute sa splendeur.

Hermitage rouge 2015 (Greffieux-Bessards) Bernard Faurie : le vin le plus en retrait  pour l'instant. Encore marqué par son élevage, cet assemblage en dépit d'une franche attaque en bouche est quelque peu déstructuré encore. La richesse des Greffieux domine la race du terroir des Bessards et il faudra quelques mois pour que les éléments se fondent.

Hermitage rouge 2015 (Bessards) Bernard Faurie: nous sommes surpris par l'approche remarquablement sensuelle de ce vin qui était pourtant fort serré il y a quelques mois encore quand nous l'avions dégusté en élevage. La mise l'a affiné et c'est la race du terroir de pur granit qui est à l'avant de la scène. C'est assez rare de voir cette parcelle mise en bouteille sans assemblage et merci à Bernard qui a vu dans ce millésime ensoleillé l'occasion de mettre en valeur ce grand terroir.

Hermitage rouge 2015 (Bessards-Méal) Bernard Faurie : c'est souvent l'assemblage le plus accompli au domaine. Large d'épaules dans cette année chaude, il révèle un mélange de puissance contenue (Méal) et d'élégance suprême (Bessards). Surprenant ce jour où nous l'avons dégusté, le temps va l'affiner sans le décharner. Mais serez-vous assez patients que pour le déguster dans sa plénitude ? Potentiel de quinze à vingt ans pour atteindre la pleine maturité...

Hermitage rouge 2015, domaine du Colombier : premier vin d'une mini verticale présentée par Florent Viale, le 2015 est d'un abord puissant et charnu. Le style du vin est ici fort différent des vins du domaine Faurie dégustés la semaine précédente. Plus accessible, avec une grande suavité qui recouvre la structure, il sera prêt dans 7 à 10 ans grâce à une vinification toute en douceur qui mettra cette grande appellation à la portée des palais les plus exigeants même dans sa jeunesse. 

Hermitage rouge 2014,  domaine du Colombier :  Un millésime assez accessible, dans la lignée du 2012 qui est et reste une année de plaisir et d'élégance suprême. Nous découvrons ici une richesse que l'on pourrait situer entre le 2015 et le 2012, avec une belle longueur. Un millésime qui devrait être à maturité assez rapidement et qui fera merveille avec des petits gibiers à plume ou une belle côte de veau.

Hermitage rouge 2013, domaine du Colombier : celui qu'on attendait peut-être le moins et que j'ai particulièrement apprécié tant il est en route pour une mise en place inattendue dans cette année assez serrée. Car non seulement il prend du volume et de la chair, mais aussi des arômes épicés, fleurant bon la garrigue et le fruit noir des sous-bois. Mon préféré aujourd'hui. 

Hermitage rouge 2012, domaine du Colombier : alors que l'on attendait le vin ouvert, gourmand et séveux que l'on connait depuis sa naissance, on le trouve ici un peu fermé, muet... A l'aération toutefois ses qualités intrinsèques se remarquent et il est clair que ce vin restera un des plus élégants des 10 dernières années. Un rien de patience, laissons le se poser...

Hermitage rouge 2011, domaine du Colombier : facile et gourmand en attaque, il est un peu moins "nerveux" que les autres et la finale est assez compliquée avec une petite sécheresse qui indique un vin qui entre dans sa période de mutisme. Attendre impérativement.

Florent nous a également comblé avec ses Crozes-Hermitage dont nous reparlerons plus tard : magnifique cuvée Gaby 2015 issue de très vieilles vignes, Crozes-Hermitage "classique" 2015 plein et droit, et "Jeunes Vignes" 2016 qui explose littéralement en bouche, débordant de fruits rouges et d'une gourmandise comme on adore... Merci Florent pour cette superbe dégustation et ce très beau week-end passé avec toi...

Quelques vins récemment dégustés... (septembre 2017)

Hermitage blanc 2014 Bernard Faurie : Même si le vin est un peu sur la réserve, il est absolument splendide pour l'instant. Equilibre parfait, grande longueur, plénitude, arômes floraux discrets mais persistants. Qu'on amène la volaille et les girolles...

Muscadet 2015 "Terre de Pierre" Luneau-Papin : Toujours dans sa prime jeunesse, il se démarque par la chair qui enveloppe la structure. Plus riche que les millésimes précédents, il peut se boire dans l'année qui suit encore avant de commencer à hiberner pour se réveiller... dans 5 ans.

Valreas "La Gueymarde" 2015, Clos Bellane : Vous pourrez le déguster le samedi 21 octobre à la cave. Petite bombe de fruit et surtout de plaisir, ce vin provenant d'une parcelle de vieux grenaches est l'illustration de ce que le Rhône peut produire de plus aérien. Nous sommes fiers de cet assemblage réalisé avec Stéphane Vedeau au domaine le 30 mai de cette année et mis en bouteille fin août. Je pense que l'évolution de ce vin va se prolonger sur plusieurs années.

Côte-Rôtie "Fructus Voluptas" 2011, domaine Jamet : La syrah dans tous ses états. Le vin d'une éclatante jeunesse n'exprime pas encore tout son potentiel, mais on en soupçonne une bonne partie. L'élégance suprême est de mise et la structure soyeuse que le vigneron a donné au vin se pose sur un enchevêtrement d'arômes floraux et fruités en constante évolution, signe évident que le vin n'est pas encore abouti même s'il se déguste avec un grand plaisir. Attendre 2 ans encore avant que la maturité ne commence à poindre.

Hermitage rouge 2012 domaine du Colombier : Décidément ce millésime 2012 n'en finit pas de surprendre....non seulement il ne se ferme pas, mais il se livre toujours avec bonhomie et c'est un torrent de plaisir qui se déverse dans votre verre. L'exposition sud et la latitude font que l'assise du vin est nettement plus large que le vin précédent. Profitez-en, c'est bon et je me demande si ce vin se fermera un jour !

Saint-Joseph domaine Vallet 2015 "Quintessence de Rouasses" : Là par contre la période de mutisme va bientôt débuter. Même si à l'aération le vin se révèle, le fruit n'est plus aussi explosif. Reste que la matière est toujours aussi étonnante et d'une richesse insoupçonnée pour un Saint-Joseph nord....

Igp Alpilles, domaine de Trévallon 2006 : Millésime à la fois classique et goûteux à Trevallon, celui-ci entame sa phase de maturité. Une pointe mentholée donne le ton avant de s'en aller vers la garrigue avec en porte-bannière le thym et une touche de laurier. Derrière vient alors ce goût caractéristique des vins du domaine, la boite à cigares mélangée aux baies des sous-bois (mûre, myrtille). Le vin est bien en chair tout en gardant une belle fraîcheur et le fond de verre nous indique que les arômes secondaires vont continuer à évoluer, vers le sang et l'encens....Un Trévallon hyper classique.

Octobre commence sous de bons auspices...

Sur le cul........... une bouteille oubliée du millésime 2001 d'un "simple" côtes-du-rhône du domaine de la Reméjeanne. Remy Klein avait commencé au milieu des années 90 quelques essais de pure syrah élevée en barriques, dont quelques neuves : "Les Eglantiers". Avec ce millésime 2001, c'est bingo... la bonne proportion de bois neuf, la chauffe adéquate, le savoir-faire abouti et un millésime remarquable... 75 cl de bonheur... merci Rémy, et merci à Alain qui me l'a fait déguster...

Dégustation des rouges 2015 du Clos Bellane ce samedi 21 octobre : un moment de bonheur pour les trois cuvées dégustées : le Valreas "classique" (grenache-syrah), frais et plein de punch, le "Pureté 400", top du jour avec le côté soyeux et le raffinement qui se mettent en place même si la finale est encore un peu chahutée, et la "Gueymarde" qui combine la vivacité du premier et l'élégance du second, mais qui doit encore évoluer quelques mois au vu de son élevage légèrement plus marqué. Quant au blanc 2016, la seule question qui se pose est : est-il possible de faire mieux ???


Raffinement, quand tu nous tiens....Il va falloir que je vous gratifie d'un article sur le vieillissement de la syrah...bientôt....Patience.

Hermitage domaine Belle 1999 : Au top actuellement, délicat, frais, suave, à maturité mais jeune encore. A boire

Saint-Joseph domaine Vallet, "Rouasses" 1999 : Décidément un grand millésime ! Les vignes avaient 5 ans et c'était le premier assemblage réalisé, preuve qu'une belle syrah dans un bon millésime et un bon vigneron, cela fait des étincelles. Il ne doit pas en rester beaucoup ...Splendide, grand terroir.

Crozes-Hermitage, domaine Gilles Robin "Albéric Bouvet 1999 : Un vin qui aurait pû être de la même trempe que les deux précédents s'il n'avait pas péché par un élevage trop marqué par le fût neuf. Même s'il se boit avec plaisir aujourd'hui, le bois est toujours là...

Crozes-Hermitage Thalabert 1997 : Et 20 ans pour celui-ci, bon anniversaire à ce jeune homme encore...étonnant !


Vous retrouverez d'autres vins que nous dégustons pour vous dans les autres pages "dégusté pour vous" du Blog

Sur la page 2, retrouvez "Bellane 2013, pureté 400" et "Colombier 2013, cuvée Gaby"